Bienvenue/ Welcome

Ne soyez pas gêner. Venez lire dans mes pensées...

vendredi 11 novembre 2011

Drame conjugale


Des pas lourds saccadés, le son d’un souffle haletant, des sanglots  camouflés par le bruit de la rue principale. Quelques mètres seulement, quelques enjambée de plus, mais elle entend des pas derrière elle.  Elle sait qu’il l’a suit, il l’a regarde s’enfuir  pour augmenter son propre plaisir. En sang et souffrante, elle essaie de courir. Le poids de son corps lui fait terriblement mal.  Elle voit des passants devant elle, ils sont tout près.  L’espace d’un instant, elle croit qu’elle peut s’en sortir, mais elle sent une main sur son épaule. Il est là, il l’a retient. Elle essaie de crier, en vain. Il l’a tire dans l’ombre, elle sent une lame lui transpercer le ventre 2 peut-être 3 fois. Il la jette au sol, mets tout son poids sur elle pour l’empêcher de s’enfuir à nouveau.  Elle le regarde dans les yeux avec  toute la pitié qu’elle peut ressentir, elle n’y voit que du vide. Le vide d’une âme noire.  Du coin de l’œil, elle voit la lame de son couteau étincelante et tachée de sang... de son sang. Elle sait qu’il est trop tard. Elle ferme les yeux alors que le couteau pénètre son corps pour la dixième fois, cette fois-ci, il touche son cœur. Son souffle est court, elle ne veut pas ouvrir les yeux, de peur d’avoir le visage de son tueur gravé dans son esprit pour l’éternité. Sa bouche se remplis de sang, elle ne peut plus respirer. Après une, peut-être deux minutes, son cœur agonise,  c’est terminer. Elle est morte.

Elle est là devant moi, inerte, le visage couvert de larmes et de sang. Elle est belle. Son corps ébranlé par un dernier spasme se détend et devient complètement mou. Alors que la chaleur de sa peau s’évapore et qu’elle pousse un ultime soupire, je me redresse et la contemple. Mon unique rêve, elle ne m'a pas laissé le choix.  Je l’ai tué par amour, par désir, parce qu'elle ne me voulait pas. La voilà, belle à mourir, inerte et couverte de sang. Je fixe ses lèvres charnue entrouvertes, elle m'appelle à un ultime baiser. Sa bouche est encore chaude lorsque mes lèvres touchent les siennes.  Ma belle princesse.Ton pardon m'est inutile. Mon âme est déjà damnée. Repose en paix.

lundi 7 novembre 2011

Automutilation

« Je veux qu’il m’arrive de quoi, pour en finir » les mots m’ont frappés les tympans comme un son de « gong ». Forts et lourds, ils résonnent encore dans ma tête et mon cœur. Ils me transpercent et me blessent au plus profond. Il les a lancés avec une désinvolture à faire peur. Un « je-m’en-foutisme » flagrant et je crois que c’est ce qui fais le plus mal dans toute cette histoire.

Je me suis enfermée dans les toilettes. Un terrain neutre. Un havre de paix.  Je sors un petit couteau de mon nécessaire de couture. Une petite pointe, belle, claire, d’un chromé infiniment attirant.

La lame me transperça le bras, d’abord un « S ».  La douleur ne m’effraie pas, elle me calme, me ramène à la réalité. Ensuite un « I », la lame n’est pas assez affûtée, je dois passer plusieurs fois au même endroit. Un « C », je repense à tous les mots qu’il a prononcés. Puis un  « K », voilà, c’est terminé, je ne saigne pas. J’ai la peau et le sang trop épais pour qu’il ne coule.  Les marques sont là, je les nettoie pour éviter les infections et les couvrent de bandages. Si on me pose des questions, je saurais mentir.  Personne ne doit savoir…jamais!!!