« Je veux qu’il m’arrive de quoi, pour en finir » les mots m’ont frappés les tympans comme un son de « gong ». Forts et lourds, ils résonnent encore dans ma tête et mon cœur. Ils me transpercent et me blessent au plus profond. Il les a lancés avec une désinvolture à faire peur. Un « je-m’en-foutisme » flagrant et je crois que c’est ce qui fais le plus mal dans toute cette histoire.
Je me suis enfermée dans les toilettes. Un terrain neutre. Un havre de paix. Je sors un petit couteau de mon nécessaire de couture. Une petite pointe, belle, claire, d’un chromé infiniment attirant.
La lame me transperça le bras, d’abord un « S ». La douleur ne m’effraie pas, elle me calme, me ramène à la réalité. Ensuite un « I », la lame n’est pas assez affûtée, je dois passer plusieurs fois au même endroit. Un « C », je repense à tous les mots qu’il a prononcés. Puis un « K », voilà, c’est terminé, je ne saigne pas. J’ai la peau et le sang trop épais pour qu’il ne coule. Les marques sont là, je les nettoie pour éviter les infections et les couvrent de bandages. Si on me pose des questions, je saurais mentir. Personne ne doit savoir…jamais!!!
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